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L’horloge tourne pour les Girondins qui n’auraient pas encore arpenté ces galeries. Des toiles de maîtres jusqu’aux fresques urbaines, deux rendez-vous phares de la saison s’apprêtent à plier bagage. Pour être sûr d’en prendre plein les yeux avant la fermeture, Le Vrai Bordeaux vous aide à caler votre séance de rattrapage.
Profitez-en, il n’y en a plus pour très longtemps… Ces deux expositions vont bientôt baisser le rideau, du street art au talent d’Henri Matisse, le chef de file du fauvisme au début du XXe siècle. Ces événements spectaculaires laisseront la place à d’autres présentations à partir de janvier.
La vie de Matisse “en spectacle” aux Bassins des Lumières

Disponible depuis février 2026, “Matisse, la symphonie des couleurs” se terminera le samedi 2 janvier 2027. Direction les Bassins des Lumières, le centre d’art numérique installé à Bacalan, dans l’ancienne base sous-marine allemande de la Seconde Guerre mondiale. Pendant presque un an, il se sera paré des teintes éclatantes du peintre français. Ici, préparez-vous à un voyage extrêmement immersif au cœur de l’œuvre du Nordiste.
Des projections monumentales fascinent le public, entre poissons et danseurs en mouvement, motifs végétaux lumineux ou encore paysages vibrants. Le tout se reflétant dans l’eau pour une scénographie sensationnelle. Une belle expérience sensorielle, où la lumière et les couleurs ne font qu’une.
Le “show” de 45 minutes nous permet de plonger dans la vie de l’artiste, de ses débuts impressionnistes à ses créations les plus stylisées, en passant par les célèbres “Nus bleus” et les harmonies chatoyantes de “Luxe, calme et volupté”, deux de ses plus grands tableaux.
Vous pouvez agrémenter la visite avec un programme plus court rendant hommage à Frida Kahlo. Tarifs à partir de 7 euros. Gratuit pour les enfants de moins de 6 ans. “La réservation en ligne est fortement recommandée.”

Le célèbre street artist A-MO expose ses œuvres animales
L’ambiance est très poétique au musée Mer Marine, un bâtiment saisissant lui aussi implanté à Bacalan, au milieu du port historique du XIXe siècle. Son concepteur, l’architecte girondin Olivier Brochet, l’a pensé comme un trait d’union entre la ville et l’océan. Et jusqu’au dimanche 3 janvier, il est le théâtre d’une exposition intrigante sur la thématique “Bleu Sauvage”.
Une soixantaine de compositions sont dévoilées au public. Nous les devons à A-MO, street artist autodidacte. Il s’est fait connaître grâce à une technique bien à lui, le “paintag” : des centaines de tags à la bombe ou au marqueur se superposent et s’entremêlent. De près, on ne distingue qu’un enchevêtrement de dessins, tandis qu’en prenant du recul, on s’aperçoit qu’ils forment des animaux : tigres, cerfs ou martins-pêcheurs prennent vie.
Depuis le 11 septembre, cette production est accompagnée, dans les autres salles, de parcours sur l’histoire de la navigation et des collections remarquables d’objets précieux. Pour y déambuler, comptez entre 9 et 14 euros, le billet étant gratuit pour les moins de 6 ans.

