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La commune de Saint-Émilion abrite la plus vaste église souterraine d’Europe, longue de 38 mètres et taillée directement dans la roche calcaire. La visite du village girondin révèle également le dernier donjon roman du département et d’anciennes caves atteignant 17 mètres de profondeur !
EN PHOTOS - Voilà une destination unique dans la campagne girondine pour un périple riche et captivant. Au-delà des vignes, c’est la promesse d’une visite réjouissante à travers le patrimoine de la ville, des sites médiévaux, entre autres. On remonte ainsi le temps à travers des constructions qui ont façonné la localité.
La plus grande église souterraine d’Europe est à Saint-Émilion

Comme l’église monolithe et son clocher, un incroyable édifice religieux souterrain creusé au début du XIIe siècle aux proportions impressionnantes (38 mètres de long pour 12 mètres de haut). Une conception hors du commun qui recèle bien des secrets. Derrière son portail gothique, on ne perçoit pas tout ce qui peut bien se cacher dans ce lieu magique.
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Une ribambelle d’anecdotes peuvent être évoquées à son sujet, mais s’il n’y avait qu’une seule chose à retenir, c’est qu’elle est la plus vaste église souterraine d’Europe. Elle est le fruit de millions d’années d’évolution, ainsi que de l’extraction d’environ 15 000 m³ de roche pour imaginer la nef.
La Tour du Roy, voir la ville autrement

Pour le deuxième monument, les historiens se divisent encore sur la date exacte de son édification. La Tour du Roy représente un témoignage exceptionnel car elle est le dernier donjon de style roman encore debout dans le département. On la retrouve à l’intérieur des remparts de la municipalité.
Haute de 14,5 mètres, elle est divisée en trois niveaux. Mais surtout, elle offre un panorama à couper le souffle sur les alentours. Elle repose sur un massif rocheux isolé de toutes parts et creusé de grottes naturelles, un cadre somptueux.
Un cloître et des bulles. Les Franciscains, également connus sous le nom des Cordeliers, sont arrivés à Saint-Émilion en même temps que les Dominicains, au début du XIIIe siècle. Mais ce n’est qu’à la fin du XIVe siècle qu’ils ont obtenu l’autorisation de s’installer intra-muros.
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Leur couvent comprenait alors une église, un cloître, un jardin, un chai, un cuvier, une cave, une cour ainsi qu’un corps de logis. Mais le clou de la visite n’est autre que les caves creusées dans la roche calcaire à 17 mètres de profondeur. L’occasion de faire connaissance avec le célèbre Crémant de Bordeaux. Il y est conçu depuis la fin du XIXe siècle.

Le “palais cardinal”, une histoire de famille
Pour admirer la façade du “palais cardinal”, direction les murs d’enceinte. En effet, elle constitue, comme beaucoup de maisons de l’époque, une partie des fortifications bâties au XIIe siècle. Cette demeure a en réalité appartenu à Gaillard de la Mothe, neveu de Bertrand de Goth, archevêque de Bordeaux devenu le fameux pape Clément V.
Ce dernier lui a octroyé ce bien confortable et luxueux, en plus du titre de cardinal de Sainte-Luce, 1er doyen du chapitre des chanoines Augustins de Saint-Émilion. Mais il s’agit davantage d’une exagération pour qualifier une habitation bourgeoise qui permettait d’impressionner les marchands et pèlerins.…
Enfin, parmi les incontournables du pays saint-émilionnais, n’hésitez pas à faire un passage par le menhir de Pierrefitte, à Saint-Sulpice-de-Faleyrens. Vieux de 4 500 ans, il est le digne rescapé de la Préhistoire sur le territoire. Il faut dire qu’il est le plus gros mégalithe du Sud-Ouest de la France avec ses 50 tonnes et ses 5,20 m de haut. Tout au long des siècles, il a servi de repère aux voyageurs.

