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Loin du tumulte de son front de mer, la perle de la côte girondine abrite un héritage parfois ignoré des badauds. D’une vertigineuse structure de fer tutoyant les nuages aux opulentes bâtisses du siècle dernier, les artères reculées racontent un passé fascinant. Pour vous inviter à découvrir ce visage intimiste lors de vos prochaines déambulations, Le Vrai Bordeaux a sélectionné les curiosités les plus remarquables du secteur.
À l’entrée du célèbre Bassin, Arcachon est une commune aux innombrables pépites. Ses plages font sensation, mais ce serait extrêmement réducteur de limiter la localité à son seul littoral. Certes, en se promenant sur le rivage, on se délecte de la vue. Cependant, on aime aussi se rendre à la source des Abatilles ou découvrir, plus original, le Bunker 502.
Le parc mauresque, poumon vert d’Arcachon

Il est surtout impossible d’explorer la cité balnéaire sans arpenter son quartier historique, la Ville d’Hiver. Sortie de terre progressivement à partir des années 1860 elle éblouit, entre autres, par son architecture hétéroclite. En son sein, on admire le remarquable parc mauresque, havre de paix et de fraîcheur. Un espace de huit hectares considéré comme le poumon vert de la collectivité.

Bon à savoir, il a été conçu pour imiter les jardins à l’anglaise, avec des allées sinueuses et des essences exotiques rares destinées à acclimater les patients venus soigner leurs affections respiratoires. Autre point, il abritait jusqu’en 1977 un casino qui fut ravagé par les flammes. Vous en avez un aperçu à la sortie du fameux ascenseur qui relie les différents secteurs de la municipalité, avec une maquette représentant l’établissement alors à son apogée.
Depuis 1992, l’endroit contient un arboretum, avec, sur quatre hectares, des trésors végétaux, des plantes et arbres exotiques, ainsi qu’une roseraie. Une évasion envoûtante !

Panorama spectaculaire au belvédère Sainte-Cécile
À quelques pas de là, si vous n’avez pas peur de prendre de la hauteur, on ne résiste pas à l’envie de vous conseiller un détour par l’observatoire Sainte-Cécile. Un belvédère culminant à 25 mètres d’altitude. Au terme de la balade, un panorama époustouflant, grandiose. Un monument imaginé par Paul Régnauld, associé à un jeune ingénieur qui a fait parler de lui par la suite, Gustave Eiffel.

Afin d’y accéder, vous devrez emprunter la passerelle Saint-Paul qui vous permettra “d’enjamber” un ravin de 15 mètres au-dessus de l’allée Pasteur. On atteint alors ce qu’on appelait les collines Saint-Paul et Sainte-Cécile. Ensuite, on tombe sur une tour métallique dotée de piliers forgés à l’aide de rails de chemin de fer que l’on escalade grâce à un escalier en colimaçon. Au sommet, la plateforme en bois est le théâtre d’une vue spectaculaire.

Le seul casino de la ville dans un château pas comme les autres
Spécificité d’Arcachon, le casino a pris place dans un bâtiment splendide et historique : le château Deganne, un édifice datant de 1853. À présent, il incarne le bel équilibre de la commune entre patrimoine et modernité. Il jouxte le palais des congrès après avoir servi de caserne pendant la Seconde Guerre mondiale.
Pour l’anecdote, son premier propriétaire était le futur maire arcachonnais entre 1870 et 1871, puis de 1876 à 1880, Adalbert Deganne, qui voulait l’offrir à Napoléon III. L’empereur aurait refusé pour des questions de coûts d’entretien. L’ingénieur spécialiste du ferroviaire n’y a jamais vécu, mais il recevait des invités dans ce palais de style néo-Renaissance.
Une fois ces trois excursions achevées, n’hésitez pas à vous rendre à la basilique Notre-Dame. Sans oublier de contempler les villas éclectiques de la Ville d’Hiver, pour une visite complète d’Arcachon.

