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Depuis dix ans, la carte de la criminalité s’est nettement redessinée dans la métropole aquitaine, portée par une hausse des cambriolages et la multiplication des affaires de stupéfiants. Derrière ces indicateurs préoccupants, l’analyse détaillée du ministère de l’Intérieur révèle toutefois le recul de certaines infractions historiques. Le Vrai Bordeaux vous résume tout ce qu’il faut retenir…
En une décennie, la délinquance a bien changé à Bordeaux. À quel point ? Les chiffres officiels révélés par le ministère de l’Intérieur, qui propose une carte interactive depuis 2016, permettent de répondre à cette question. Avec quelques surprises.
La délinquance a grimpé d’environ 15% en dix ans
Observons le classement des infractions quand elles sont rapportées au nombre d’habitants. A ce petit jeu, la capitale girondine arrive à la 465e place française en 2025, dernière année complète analysée. Les forces de l’ordre ont relevé 116,67 crimes et délits pour 1000 Bordelais. En 2016, on en recensait “seulement” 101,2.

En 2025, six délits sur dix sont des vols ou des cambriolages
La plupart des indicateurs ont grimpé en flèche sur une décennie. La catégorie “vols et cambriolages”, par exemple, a augmenté de 22 % sur la période. La hausse était surtout nette entre 2024 et 2025 (+3,5%).
Ces affaires représentaient 63% des actes délictueux l’an passé.
Ce qui est encourageant
Les destructions volontaires, elles, ont perdu du terrain, ce qui est la meilleure nouvelle de la décennie. De 4284, leur nombre est passé à 3948 (-8%). Ces dégradations sont néanmoins toujours un problème (13% des infractions en 2025), surtout que la dynamique n’est pas encourageante (+26% depuis 2023).
Enfin, où en est le narcotrafic ? Il représentait une minorité des mis en cause en 2025 (7%), mais il s’amplifie. En tout cas, il donne davantage de travail aux agents. On constate que les faits concernant la vente et la consommation de stupéfiants se sont multipliés depuis 2016 (+50,3%). La différence est surtout flagrante depuis la crise sanitaire, car ils ont tout simplement doublé. On l’explique en partie par la multiplication des descentes de police et autres opérations spéciales du type “Place nette”.

