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Le secteur des courts séjours réserve de belles perspectives financières aux acquéreurs en Gironde. Le Vrai Bordeaux dévoile les zones les plus attractives pour se lancer et détaille les impératifs administratifs pour agir sereinement…
Le Bassin d’Arcachon, segment premium
Si vous visez le top du top, et que votre portefeuille est suffisamment garni, un secteur s’impose à vous : le Bassin d’Arcachon. Lège-Cap-Ferret arrive au sommet du classement du marché de la location courte durée publié par GuestFavorites, puisqu’il s’agit de la localité la plus lucrative, mais aussi de la plus “exclusive” du territoire girondin.

Positionnée sur un segment très haut de gamme, la commune promet des revenus annuels médians de 62 336 euros, 67 184 euros en 2026. Si le taux d’occupation y est assez relatif (52 %), il est largement compensé par les marges en période estivale.
Peu ou prou la même situation à Arcachon (45 000 euros de gains, en 2026 plutôt 32 375 €), qui demeure une valeur sûre à fort potentiel. Mais le montant du foncier exige une exploitation irréprochable pour maintenir un rendement net positif.
Pour un bon rapport qualité-prix, on peut se tourner vers Gujan-Mestras, qui s’impose cette année comme une excellente alternative. Les tarifs de l’immobilier y sont inférieurs à ceux d’Arcachon, ce qui augmente le rendement locatif brut (mais avec une recette annuelle de 25 000 euros). Les taux d’occupation en juillet et août peuvent y atteindre 85 %, et 70 % au global.
Sur la côte, tout se joue entre juin et septembre
De manière générale, on note que la façade atlantique, et plus particulièrement des villes comme Lacanau ou Soulac-sur-Mer, concentre une densité phénoménale de locations. Dans la première collectivité, on recense plus de 43 000 nuitées annuelles pour 1 000 habitants. La quasi-totalité des bénéfices ont lieu entre juin et septembre. Ce qui demande une gestion logistique pointue pendant cette courte fenêtre…

Et autour de Bordeaux, comment ça se passe ? Les bailleurs profitent d’un marché solide grâce à la combinaison des tourismes de loisirs et d’affaires. Un logement médian dans la capitale génère 28 364 euros de revenus annuels. Le taux d’occupation moyen y est de 63 %. C’est à Bacalan ou Euratlantique que l’on trouve la meilleure rentabilité, en particulier pour de petites surfaces (studios et T2), le coût de la pierre y étant plus abordable.
Quelques règles à respecter pour les loueurs
Rappelons que la loi Le Meur votée en 2024 impose quelques contraintes aux propriétaires. Vous devez déjà enregistrer votre bien touristique, si c’est un meublé, auprès de la mairie. Votre DPE est par ailleurs surveillé, et actuellement, il doit être au niveau F, avant que le ton se durcisse : au 1er janvier 2028, interdiction de proposer une résidence F ou G, puis en 2034, elle devra être évaluée entre D et A.
Voici pour la réglementation nationale. Localement, on ajoutera qu’à Bordeaux, vous ne pouvez pas louer votre maison ou appartement principal plus de 90 jours. Autre point notable, et ce depuis 2018 : la compensation. La transformation d’un hébergement touristique exige une habitation supplémentaire de même superficie dans le même secteur et hors rez-de-chaussée. Elle doit provenir d’un local existant, un bureau ou un commerce.

